Thursday, June 18, 2009

Nous sommes tous nés à Toulouse - à cause de Monsieur Claude Nougaro



Qu'il est loin mon pays, qu'il est loin
Parfois au fond de moi se ranime
L'eau verte du canal du Midi
Et la brique rouge des Minimes

Ô mon pays, ô Toulouse, ô Toulouse

Je reprends l'avenue vers l'école
Mon cartable est bourré de coups de poings
Ici, si tu cognes, tu gagnes
Ici, même les mémés aiment la castagne

Ô mon pays, ô Toulouse

Un torrent de cailloux roule dans ton accent
Ta violence bouillone jusque dans tes violettes
On se traite de con à peine qu'on se traite
Il y a de l'orage dans l'air et pourtant

L'église Saint-Sernin illumine le soir
Une fleur de corail que le soleil arrose
C'est peut-être pour ça malgré ton rouge et noir
C'est peut-être pour ça qu'on te dit Ville Rose

Je revois ton pavé, ô ma cité gasconne
Ton trottoir éventré sur les tuyaux du gaz
Est-ce l'Espagne en toi qui pousse un peu sa corne
Ou serait-ce dans tes tripes une bulle de jazz ?

Voici le Capitole, j'y arrête mes pas
Les ténors enrhumés tremblent sous leurs ventouses
J'entends encore l'écho de la voix de papa
C'était en ce temps-là mon seul chanteur de blues

Aujourd'hui, tes buildings grimpent haut
A Blagnac, tes avions ronflent gros
Si l'un me ramène sur cette ville
Pourrai-je encore y revoir ma pincée de tuiles

Ô mon pays, ô Toulouse, ô Toulouse

4 comments:

Anonymous said...

Pas tous, mais presque! je connais bien cette chanson depuis des années. En fait, je te l'ai fait connaître! comme bien d'autres...
cl

daniel.abrunheiro@gmail.com said...

C'est vrai: tu m'as donné Nougaro. E não foi prenda pequena. Merci, C.

Anonymous said...

De rien, mon cher. Je t'ai envoyé un mail.

Manuel da Mata said...

Je ne peux pas écouter la voix de Claude Nougaro, mais j'ai lu le poème et je le trouve assez bien.
Quand mon ordinateur sera en bonnes conditions, j'y reviendrais.